Faire de chaque rencontre un événement…
L’objectif premier et statutaire de l’association Aux Quatre Coins des Mots (O4CDM) est de faire face aux inégalités sociales et territoriales quant à l’accès aux soins et aux traitements psychiques notamment, en facilitant l’accès aux dispositifs de droit commun (inconnu, méconnu ou délaissé) et d’offrir à chacun(e) la possibilité de s’inscrire ou de se réinscrire dans le lien social.
Le Lieu d’Accueil et de Consultations analytiques, le L.A.C.AN. a donc été conçu afin qu’un espace d’écoute et d’accueil reste destiné aux personnes pour qui leurs souffrances restent les plus opaques et qui viennent saisir pourquoi il y a des mots qui portent, et d’autres pas…
Un ESPACE, qui, par la parole, trouve une adresse à laquelle s’en remet le sujet dans sa souffrance.
Un LIEU pour dire, corps présents…
Un LIEU où la particularité subjective de chaque personne est prise en compte.
Un LIEU où les patients viennent à la rencontre d’un partenaire qui permet au sujet de renouer avec le lien social.
Un LIEU d’un pari lancé par les praticiens de notre association à toutes celles et ceux en souffrance psychique qui – de la petite enfance à l’âge adulte, en passant par l’adolescence – désirent ouvrir la voie à d’autres solutions.
AUX QUATRE COINS DES MOTS a donc mis en place des Actions et des Dispositifs en réponse au malaise du sujet soutenues par le discours psychanalytique et son éthique.
Une équipe de psychologues cliniciens, psychothérapeutes agréés et psychanalystes vous accueillent et mettent en œuvre les actions de l’association dans les Quartiers Prioritaires de la Ville de Nîmes et au-delà.
L’équipe de l’association propose donc :
- d’accompagner et de soutenir chacun et chacune, dans sa singularité, dans sa démarche, son projet professionnel, social et familial,
- de soutenir dans leur pratiques les travailleurs sociaux, professionnels socio–éducatif, enseignants, psychologues et praticiens de la santé mentale, médicale et paramédicale à travers des séances d’Analyse de Pratiques Professionnelles (A.P.P.) ou de supervisions individuelles (contrôle).
- l’organisation et la tenue de Conférences / Débats autours de ces questions.
AUX QUATRE COINS DES MOTS permet à quiconque et notamment, à des publics en situation de précarité, d’apporter un éclairage singulier sur sa souffrance subjective en offrant au public
et la possibilité de regrouper les publics
- en Ateliers Thématiques (« Atelier MixCité« ) autour des problématiques de souffrance psychiques.
SERVEUR VOCAL
09 72 177 199
Pour découvrir la suite, suivez le chemin…






Ils et elles parlent de l’association
Quelques paroles de personnes que nous accompagnons et de bénévoles. Les prénoms et certains détails ont été changés pour garder l’anonymat.
Je savais pas vers qui me tourner. Ici, j’ai trouvé un endroit où je peux parler sans jugement, avec quelqu’un qui prend le temps d’écouter. Ça m’aide à tenir tous les jours.
— A., 42 ans, habitante du Chemin Bas d’Avignon (Nîmes)
Les ateliers m’ont aidée à voir que j’étais pas toute seule dans ma galère. J’ai pu parler de ce que je ressentais, des problèmes avec mon fils et de la violence dans le quartier.
— M., 37 ans, participante aux ateliers MixCité
Je faisais du piano sur la table, comme si c’était un vrai clavier. Chez moi il n’y a pas de piano, alors je tapais les touches dans ma tête. Avec le psy, il m’a fait beaucoup parlé de ça. Au début j’osais pas trop. Maintenant je prends des cours, je travaille mes morceaux et ça me calme quand j’ai la tête trop pleine.
— K., 15 ans, habitant du Chemin BAs d’Avignon (Nîmes)
Franchement, c’est pas facile de demander de l’aide. Mais une fois que c’est fait, on peut dire ce qui fait mal. Il n’y a pas que la douleur physique, et nous on peut pas se payer les psychologues en ville. Ici, même s’il faut donner un peu pour ce qu’ils font, c’est pas beaucoup et ça aide vraiment.
— C., 38 ans, habitante du Mas de Mingue (Nîmes)
Au début, c’était dur de parler dans les ateliers avec les voisines du quartier. Après, ça va mieux : on prend confiance, on apprend à faire confiance. Ici, personne nous juge, et souvent on repart avec le sourire.
— R., 35 ans, participante aux ateliers MixCité
Mon fils avait beaucoup de mal à l’école et à la maison. Je suis allée dans un atelier avec d’autres parents, puis en entretien avec un psychologue. Ça nous a aidé à poser des mots, à mieux comprendre ce qui se passait et à trouver d’autres façons de faire. Petit à petit, ça va mieux, il y a moins de stress à la maison.
— D., 32 ans, Mère accompagnée dans le cadre des concultations MixCité-L.A.C.An.
J’écrivais des textes de RAP en cachette sur mon téléphone, je les montrais à personne, que à mon frère. Ici ils m’ont dit que ça comptait, que c’était important ce que j’écrivais. J’ai commencé à les lire, à les retravailler. Avec les rendez-vous j’ai appris à m’exprimer et maintenant j’écris plus librement, je crée des sons et je me sens plus sûr de moi. J’ai la confiance. je suis plus vu comme une racaille à cause de mon physique.
— L., 17 ans, habitant du Clos d’Orville (Nîmes)
Je suis un papa seul avec mes fils et je n’en pouvais plus. Alors l’assistante sociale m’a envoyé voir un psy de l’association. Un bon accueil et beaucoup d’écoute ça fait du bien. Maintenant, je m’en sors et je sais que je peux parler à quelqu’un de neutre et de professionnel sans être gêné.
— M., 49 ans, Père accompagné dans le cadre des concultations MixCité-L.A.C.An.
Ma fille ainée avait des problèmes au collège. Les entretiens avec le psychologue m’ont permis de parler, de mieux comprendre ce qui se passait et de trouver d’autres façons de faire.
— Z., 35 ans, Mère accompagnée dans le cadre des concultations MixCité-L.A.C.An.
J’ai vu en classe de terminale que la psychanalyse ça pouvait aider à comprendre les causes de ses conflits. J’ai lu des textes mais ça ne suffisait pas. Alors j’ai voulu voir et comprendre. J’ai contacté l’association pour prendre un rendez-vous. J’ai dit enfin au psychanalyste les troubles que j’avais avec la sexualité et ma vie sentimentale. Je comprends mieux. Après les 12 séances avec lui, j’ai continué mon analyse chez un autre psychanalyste. C’est en bonne voie. Je remercie l’association d’avoir été disponible. Un petit tremplin…
— V., 18 ans, Lycéen, habitant de la Route de Beaucaire (Nîmes)
En tant que bénévole, je peux mettre à profit mes compétences et apprendre des autres. On travaille ensemble pour que les personnes soient mieux accueillies et mieux orientées. C’est très riche humainement. c’était court mais intense !
— B., 51 ans, bénévole à l’association
![]()




